Entretien avec Yann BIALGUE, directeur de la section de Megève (partie 2)




pour le tournage du DVD « Apprendre le close-combat »
en juin 2007,le Moniteur Yann BIALGUE fut choisi parmi
les cadres de la Fédération pour servir de plastron
Comment concevez-vous un entraînement de close-combat ? Qu’attendez-vous de vos élèves en termes de compétences ?

       L’entraînement de close combat doit être dur. Si les élèves viennent la fleur au fusil ou en dilettante, c’est raté ! Je me souviens de ma première année d’entraînement à la section du siège (alors située rue des Boulangers dans le 5ème arrondissement à Paris) : la séance durait 3 heures, avec 2 instructeurs « jumeaux » qui nous laissaient sur les rotules à la fin de l’instruction. La veille, nous étions quelques uns à avoir mal au ventre à l’idée de souffrir, et on si le cours avait été annulé, nous aurions été ravis ! Mais malgré cette peur, nous étions là le mercredi après-midi, on se violait pour y aller.

       La séance doit mêler échauffement, endurcissement, cohésion de groupe, technique et combat réel ; « combat réel » signifiant que les coups sont portés plus ou moins forts selon l’exercice, et sans protection. Bien sûr, l’intensité de la séance peut varier en fonction des objectifs que fixe l’instructeur ou de la forme des élèves, mais globalement, pratiquer le close-combat doit être un challenge personnel, en tous cas pour moi. J’attends de mes élèves qu’ils soient dans ce même état d’esprit.


Pourriez-vous nous parler du stage « défense contre le car jacking » qui aura lieu le 8 mai 2009 dans votre centre d’entraînement à Megève ?

       Nous avons choisi un thème à la mode pour ce stage de Megève, le car-jacking. Au-delà du fait que cela peut nous arriver à tous, nos allons élaborer, selon les directives du Bureau Instruction et avec le soutien des cadres de la Fédération, un programme complet mêlant endurcissement, technique et combat.

       Le stage se déroulera dans un cadre paradisiaque, au sein d’une scierie disposant d’un grand terrain de « jeux » pour les combattants que nous sommes. Le fait de s’entraîner à 1100 m d’altitude est aussi très intéressant physiquement pour la résistance. Nous conclurons le stage par un dîner convivial nous permettant de faire un débriefing sur ces 24h de pratique du close-combat en montagne.




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