Comme le rappelle à juste titre l’article "close-combat" de l’encyclopédie en ligne Wikipédia : "Le close combat classique ayant été créé pour la guerre (…), il se caractérise par un amalgame de techniques incapacitantes ou mortelles, toutes basées sur des habiletés motrices simples, et visant exclusivement à mettre hors d'état de nuire l’ennemi.".
On comprend pourquoi, à la différence des sports de combat et des arts martiaux, le close-combat moderne ne prévoit pas de compétitions, ni de passages de grade. C’est dire combien l’entraînement au close-combat se doit d’être réel, et non pas réaliste : il s’agit de s’accoutumer aux épreuves physiques et psychologiques du combat, et non de répéter des situations improbables, étudiées en self-défense, comme les saisies des poignets par exemple. Aussi, les affrontements à main nue, sans protection et avec coups portés, ou encore les exercices d’aguerrissement, occupent une place importante dans les entraînements de close-combat aujourd’hui.
Mais la pratique du close-combat est surtout possible de nos jours grâce à la réactualisation de la doctrine que mène le Bureau Instruction de la Fédération des clubs de close-combat depuis sa création. En ce sens, certaines techniques de neutralisation destinées aux temps de guerre ont été purement et simplement supprimées du cursus des élèves niveau 1 : en ce début de 21ème siècle, le citoyen a-t-il réellement besoin de connaître des techniques de type commando, comme l’attaque d’une sentinelle à l’arme blanche ?
Pour le Bureau Instruction de la Fédération, il est en revanche primordial de doter l’élève de close-combat des qualités suivantes :
- la maîtrise « réflexe » de quelques techniques d’attaque et de défense (peu nombreuses et faciles à restituer) ;
- l’accoutumance au combat (accepter de donner et de recevoir des coups) ;
- la connaissance précise du cadre légal (légitime défense et riposte proportionnée).